mardi 14 février 2017

Tanzanie du nord : du lac Victoria au Kilimandjaro..







La Tanzanie, ce sont d’immenses espaces cuits par le soleil d’Afrique, des montagnes et des volcans jaillis des entrailles de la Terre, de grands lacs (lac Tanganyika, lac Victoria), des animaux sauvages et libres (certains toujours menacés, comme les rhinocéros et les éléphants), des troupeaux par milliers (par millions dans le cas des gnous), des paysages dignes du jardin d’Éden, des steppes aux herbes folles, des savanes à l’infini ponctuées d’acacias et de baobabs, le tout sur un territoire vaste comme presque deux fois la France.


Cartes de la Tanzanie









Sur la carte de droite, on voit qu'au nord de la Tanzanie à la frontière avec l'Ouganda et le Kenya se situe le lac Victoria puis plus à l'est les plaines du Serengenti, les lacs Eyasi et Manyara et le Kilimandjaro.

La Tanzanie est un pays de l'Afrique de l'est en bordure de l'océan indien. Peuplée d'environ 53 millions d'habitants, essentiellement des bantous. Sa capitale est Dodoma située dans l'intérieur des terres mais le principal pôle économique est l'ancienne capitale Dar es Salam située sur la côte.

Au nord-ouest du pays réside le plus grand lac d'Afrique :  le lac Victoria

Le lac Victoria


Ce lac situé à la frontière de la Tanzanie, de l'Ouganda et du Kenya, a été découvert par l'explorateur anglais John Hanning Speke en 1858, durant le règne de la veuve de Windsor, d'où son nom (lac Victoria).

Musoma, ville de Tanzanie au bord du lac Victoria


Le lac Victoria niché à 1134m d'altitude est le plus grand lac d'eau douce d'Afrique et le deuxième au monde. D'une superficie de 68 100 km², il est la source du Nil Blanc (Bahr-el-Abiad), le plus grand affluent du Nil. Il fait vivre plus de 30 millions de personnes qui vivent sur ses rivages au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie et représente à ce titre un véritable poumon économique pour l'Afrique de l'Est.


Des pêcheurs déchargent leurs prises sur le  bord du lac
La pêche et la préparation du poisson sont les activités principales de la région et font vivre les populations locales. Le lac Victoria abrite en effet un écosystème abondant : c’est le lieu de prédilection de nombreuses espèces de poissons comme les perches du Nil, tilapias et autres poissons chat. Malheureusement la perche du Nil est un féroce prédateur qui a pratiquement épuisé la faune aquatique locale (qui comptait plus de 200 espèces de poissons) tout en accroissant la dépendance des pêcheurs.

A ce titre, le récent film "le cauchemard de Darwin" a mis en perspective le commerce de la perche du Nil vers l'Europe, les conditions effroyables de vie des habitant victimes d'une économie qui leur échapperait et dont l'un des bénéficiaire serait le marché de l'armement, alimentant des conflits qui ravagent la région, même si la réalité est sans doute plus nuancée.

De surcroît, le lac sert de déversoir pour les industries, les égouts et les entreprises de nettoyage tout en profitant aux habitants dans leurs tâches quotidiennes : consommation d'eau, vaiselle, lavage... Au Kenya, sur de nombreuses plages de pêcheurs, les mêmes scènes quotidiennes se répètent : des femmes viennent puiser l'eau non loin de la berge polluée.


Véhicules se faisant laver sur le bord du lac

Aussi beaucoup d'hommes moyennant un salaire modique lavent quotidiennement voitures et camions dans le lac. Pourtant, un panneau indique clairement que cette activité est illégale. Bien sûr, les personnes qui font ce travail le savent bien : elles participent à la pollution du lac et à la détérioration de leur santé mais comment faire pour subvenir à ses besoins primordiaux : manger ?

Les conditions de travail et le manque d'hygiène fait que 100% des laveurs de voiture ont la bilharziose. Cette dernière est une maladie tropicale qui touche plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde et qui se contracte au contact de l'eau souillée. Cette contamination se traduit par des réactions cutanées : rougeurs, prurit puis trois semaines plus tard apparaissent une fièvre et une éruption cutanée. La présence du parasite peut entraîner des complications intestinales, pulmonaires et neurologiques. Il est très rare de voir des personnes en bonne santé parmi celles qui ont des activités liées au lac.

Les principales  villes tanzaniennes sur les rives du lac sont  Mwanza, Bukoba et Musoma. 

Mwanza, grande métropole du lac

 

 



Mwanza est la 2eme ville du pays et compte près de 3 millions d'habitants . C'est un important centre d'activités économiques. Autour de la ville de Mwanza, la terre est principalement consacrée à l’agriculture. Les plantations de thé, de coton et de café dans toute la région produisent de grands volumes de cultures de rente qui passent à Mwanza en route vers le marché. Le port et les rues animées de la ville en font un lieu prospère à explorer.
Pour les visiteurs, la ville fait une bonne base de départ pour explorer le parc national à proximité de l’ile de Rubondo et les parties occidentales du Serengeti. Le parc national de l’ile de Rubondo propose des randonnées d’une journée - et des oiseaux agréables à regarder autour de la rive du lac. La proximité de Mwanza à l’ouest du Serengeti en fait une halte privilégiée pour les visiteurs qui veulent découvrir une partie la moins visitée du parc et de voir la magie du Serengeti sans la parade des véhicules de safari et des foules de saison.

Femmes et enfants Sukuma de Tanzanie

Mwanza est aussi le centre de la tribu Sukuma, qui représente le plus grand groupe ethnique de la Tanzanie et représente jusqu'à 12% de la population. Ils n'ont pas un esprit de clan très marqué. Regroupés dans la région sud du lac Victoria, ils vivent essentiellement de la culture du coton et de l'élevage depuis des siècles.

La plaine du Serengeti et son parc national

 

La plaine du Serengeti (parfois Sérengéti) est une savane de 60 000 km2 à cheval sur la Tanzanie et le Kenya. Serengeti signifie « plaines sans fin » en langue maa.
Théâtre de la migration annuelle de milliers d'animaux, elle abrite plusieurs parcs et réserves nationaux, dont le parc national du Serengeti.




Dans les vastes plaines du Parc national de Serengeti, sur 1,5 million d’hectares de savane, la migration annuelle de deux millions de gnous, plus des centaines de milliers de gazelles et de zèbres –  suivis de leurs prédateurs – à la recherche de pâturages et d’eau est un des spectacles les plus impressionnants qu’offre la nature dans le monde. La diversité biologique du parc est très grande, avec au moins quatre espèces animales mondialement menacées ou en danger : le rhinocéros noir, l’éléphant, le chien sauvage et le guépard.


 La plaine de Serengeti est le lieu de la plus grande migration animale restant intacte dans le monde, dans laquelle plus d’un million de gnous plus des centaines de milliers d’autres ongulés s’engagent dans un trek circulaire annuel de 1 000 km, à cheval sur les deux pays voisins du Kenya et de Tanzanie. Ce phénomène spectaculaire a pour cadre un paysage exceptionnel de « plaines infinies » : 25 000 km2 d’étendues sans arbres de courtes savanes spectaculairement plates, parsemées de crêtes crénelées (kopjes), et de rivières et de zones boisées. Le Parc présente aussi une des plus grandes et des plus diverses interactions prédateurs-proies du monde entier, ce qui en fait une expérience esthétique particulièrement impressionnante.

Le remarquable gradient spatio-temporel de facteurs abiotiques tels que les précipitations, la température, la topographie et la géologie, les sols et les systèmes de drainage dans le Parc national de Serengeti se manifeste dans de très divers habitats aquatiques et terrestres. La combinaison de sols volcaniques et de l’impact écologique de la migration a pour résultat un des écosystèmes les plus productifs de la Terre, supportant le plus grand nombre d’ongulés et la plus forte concentration de grands prédateurs dans le monde. L’écosystème contient deux millions de gnous, 900 000 gazelles de Thomson et 300 000 zèbres, qui sont les troupeaux dominants. Les autres herbivores sont les suivants : 7 000 élans, 27 000 damalisques, 18 000 bubales, 70 000 buffles, 4 000 girafes, 15 000 phacochères, 3 000 cobs, 2 700 éléphants, 500 hippopotames, 200 rhinocéros noirs, dix espèces d’antilopes et dix espèces de primates. Les grands prédateurs comprennent 4 000 lions, 1 000 léopards, 225 guépards, 3 500 hyènes tachetées et 300 chiens sauvages. Parmi ceux-ci, le rhinocéros noir Diceros bicornis, le léopard Panthera pardus, l’éléphant africain Loxodonta africana et le guépard Acynonix jubatus figurent sur la Liste rouge de l’UICN. Il y a plus de 500 espèces d’oiseaux qui sont en permanence ou saisonnièrement présentes dans le Parc, dont cinq espèces sont endémiques de la Tanzanie. Le Parc a la plus nombreuse population d’autruches de Tanzanie et probablement d’Afrique, ce qui fait que cette population revêt une importance mondiale.

Les gorges d'Olduvai 

 

Les gorges d’Olduvai se trouvent dans la partie nord-est de l’Aire de Conservation du Ngorongoro (NCA), à proximité du Serengeti. Là, dans ce paysage semi-désertique profondément marqué par l’érosion, un petit centre d’accueil explique avec modestie l’importance de ce site pour la connaissance de nos origines. Fouillé dès 1931 par Mary et Louis Leakey, le site livra en effet les premiers ossements de l’Australopithecus boisei, ou « Zinjanthrope », ainsi que de l’Homo habilis.




 Terre rouge et blanche, profond canyon entaillant la terre, soleil de plomb… le lieu a tout de la création du monde. De la plate-forme d’observation, la vue court loin vers l’horizon mais c’est sous les pieds que le plus intéressant réside. Certes, ce n’est pas le plus visuel et il faut une bonne paire de jumelles pour apercevoir la plaque qui célèbre la découverte en 1959, par Mary et Louis Leakey, du crâne d’Australopithecus boisei, plus connu sous on petit nom de  « Zinjanthrope », un de nos lointains ancêtres. Cette découverte sera suivie en 1973, de nombreux autres ossements d’Homo habilis. Installée au fond d’un canyon interdit d’accès, la plaque est encore entourée de fragments de pierres taillées. Entreprises en 1931, les fouilles ont livrées quantité de fossiles d’animaux vieux, pour certains, de plus d’1,8 million d’années.Appelé « berceau de l’Humanité », le lieu doit sa richesse aux événements géologiques qui se sont succédés dans la région au fil des millénaires. Un lac fréquenté par la faune et donc par les peuples de chasseurs-cueilleurs, un ensevelissement rapide suite à une intense activité volcanique, une érosion importante…cette conjonction de facteurs favorables, assez unique, a permis aux époux Leakey de tracer les premiers jalons de l’origine de l’Homo sapiens. 


Selon Mary Leakey, qui a écrit de nombreux ouvrages sur la question, la fréquentation du site d’Olduvai par les hominidés peut être divisée en deux grandes périodes : l’Oldowayen (présence de galets taillés et de quelques proto-bifaces) et l’Acheuléen (1,3 million d’années, bifaces et petit outillage sur éclat). Le site mériterait plus d’entretien et de nouveaux aménagements afin de rendre sa visite plus palpitante. Il y a là beaucoup à apprendre, tout reposera donc sur les connaissances de votre guide. Si le sujet des origines de l’homme vous passionne, vous pouvez aussi prévoir de visiter les autres sites archéologiques de l’Aire de Conservation du Ngorongoro : Laetoli et l’abri sous roche de Nasera qui renferment des os fossiles d’Australopithecus boisei (1,75 million d’année), d’Homo habilis ainsi que des empreintes de pas d’hominidé datant de 3,6 millions d’années, trouvées en 1975.



vendredi 20 janvier 2017

Vestfirðir, les fjords de l'ouest islandais





Carte de l'Islande - Le Vestfirðir (entouré en rouge)

Vestfirðir, aussi appelé « West Fjords » ou simplement « la région des fjords du nord-ouest » désigne l'immense péninsule au nord-ouest du pays. Bien qu'elle mesure plus de 120 kilomètres de long et de large, elle n'est reliée au pays que par une bande de terre de seulement 7 kilomètres de large entre les deux fjords Gilsfjörður et Bitrufjörður.
Vestfirðir est l'une des huit régions de l'Islande. C'est une région escarpée et composée de nombreux fjords. Elle est très montagneuse, la côte y est littéralement déchiquetée par des dizaines de fjords et l'intérieur est largement occupé par des hautes montages et des pentes abruptes. On y trouve les plus grandes falaises du nord de l'océan Atlantique ainsi que le glacier Drangajökull loin au nord, près du cercle polaire arctique.


Carte de la région du Vestfirðir

C'est aussi la région la plus typiquement islandaise et la plus à part. Elle est isolée par sa position géographique et parce qu'elle est la seule région à ne pas être traversée par la route n°1. Si certaines de ses routes principales sont bitumées, une bonne partie sont en gravier, voire en terre et certains axes importants sont fermés d'octobre à mai.  En hiver, certains villages sont isolés pendant plusieurs semaines, à moins de naviguer par la mer ou les airs. C’est également la région où les températures moyennes sont les plus basses et où l’hiver dure le plus longtemps. La péninsule ne compte que 7400 habitants et, avec moins de 0,3 habitants/km², c’est la région la moins densément peuplée et la moins développée d’Islande.


Plan détaillé des Westfjords et de ses villages






Ísafjörður, chef-lieu des fjords de l'ouest


Centre ville d'Isafjörður
Ville la plus peuplée des Westfjords avec ses 3000 habitants environ, Isafjörður est magnifiquement positionné entre le mer et de superbes montagnes tabulaires. Dans le centre de cette petite ville, on trouve notamment le Musée Maritime des Fjords de l’Ouest. Le tour est assez rapide mais intéressant : on nous y conte l’histoire de la pêche dans les fjords au cours des siècles. Même si le centre est petit, la vieille ville est très agréable à pied, l’architecture particulière des maisons en bois, typique du 19ème siècle donne à la ville un certain charme.



La pêche a été la principale industrie à Isafjörður, la ville possédait même une des plus grandes pêcheries d'Islande, Ásgeirsverslun. Le déclin marqué de cette industrie, dû à l'épuisement des ressources et aux restrictions imposées par le gouvernement dans les années 1980, a poussé les habitants à chercher du travail ailleurs, en particulier dans la capitale, entraînant une diminution de la population.


En mettant le cap au sud, on rejoint alors le village de Pingeyri, localité de 260 habitants. Le village a commencé à se constituer au milieu du 19eme siècle et servait de camp de base aux américains et aux basques qui pêchaient le flétan dans les eaux islandaises. L'activité principale reste la pêche qui emploie la majorité des habitants.

Vue de Pingeyri à gauche et son église (à droite)




Toujours en descendant vers le sud-ouest, on traverse quelques petits villages au fin fond de leur fjord comme Bíldudalur, Tálknafjörður ou encore Patreksfjörður.

De gauche à droite : Bíldudalur, Tálknafjörður ou encore Patreksfjörður


  Látrabjarg, la falaise des oiseaux 

 

Latrabjarg, la falaise des oiseaux située à l’extrémité ouest des Westfjords, héberge elle aussi une impressionnante colonie de macareux, exceptionnellement peu farouches. Il est possible de les approcher de près, mais attention à ne pas basculer par-dessus bord ! Les macareux ne sont en fait présents sur l’île que quelques mois dans l’année, pendant leur période de reproduction. Celle-ci se situe environ entre la mi-avril et la mi-août, avec des variations selon les années et selon les colonies. À cette période, ils se regroupent en de très larges (et bruyantes) colonies qui occupent des falaises entières.




A l' est du Vestfirðir (westfjords) se trouve le Drangajökull, (le glacier des aiguilles), glacier d'Islande d'une superficie de 160 km². C'est le seul glacier islandais sous la limite des 1000m d'altitude et aussi le seul à ne pas avoir subi de recul au cours de ces dernières années.



Vidéos sur le Westfjords


Balade dans les fjords de l'ouest ==> https://www.youtube.com/watch?v=IBXIrlynb0g

Islande du nord-ouest (été 2013) ==> https://www.youtube.com/watch?v=0pNo1jSWr5k

Les Westfjords ==> https://www.youtube.com/watch?v=HnHQSJ07OpQ 






vendredi 30 décembre 2016

Salar d'Uyuni, le désert de sel bolivien








Près de la cordillère des Andes, s'étalant sur les plateaux d'Oruro et de Potosi (sud-est de la Bolivie), une gigantesque étendue de sel culmine à 3656 mètres. Un véritable désert blanc s'étend sur 10582 km² qui font de lui la plus grand réserve terrestre de sel de la planète.

Le sol est composé de différents sels, principalement du chlorure de sodium sur une épaisseur de plusieurs mètres. En dessous, le sol est constitué de boue et de saumure, où l'on trouve en proportions variables, du seul classique, du sel de bore, des carbonates et sulfates de sodium, ainsi que du potassium, du magnésium et surtout du lithium. Ce désert abrite même 40% des réserves mondiales de lithium (environ 9 millions de tonnes).




La croûte solide qui le recouvre varie entre une dizaine de centimètres et quelques mètres; elle est caractérisée par de multiples hexagones; dont les côtés sont formés de cristaux d'halite de 3 à 5 centimètres d'épaisseur


 

 

 

 Formation du lac

 

 

Son origine est un ancien et très grand lac préhistorique, le lac Minchin, daté au radiocarbone entre 30.000 et 42.000 ans. Ce lac fut pris au piège par le soulèvement andin est s'est élevé à 3760 mètres. Il s'est transformé en paléolac nommé Tauca, profond de 140 mètres entre 13 et 20.000 ans. La formation est le lac Coipasa, datant de 11.500 et 13.400 ans. En s’asséchant, le lac Coipasa se sépara en deux entités modernes les lacs Poopo et Uru uru, et deux salars, le salar de Coipasa et le salar d'Uyuni. Le lac Poopo est proche du lac Titicaca, et reçoit son excédent avant de le relarguer dans les deux salars.





Plan du Salar d'Uyuni

  

   Les îles d'Incahuasi et del Pescado

 


Ile d'Incahuasi
L'île d'Incahuasi (maison des Incas) et l'île del Pescado (île du Poisson à cause de sa forme) sont situées dans le salar d'Uyuni, à 3700m d'altitude sur les hauts-plateaux de Bolivie. Elles sont constituées de coraux fossilisés. Ces îles sont les plus connues parmi celles qui sont situées sur le désert de sel.
Ces îles ont la particularité d'être recouvertes de grands cactus (Tricocereus pasacana) pouvant atteindre 10 m de hauteur, suite à l'asséchement du lac salé il y a 30000 années.Il faut savoir que la croissance d'un cactus est de 1 cm par an. Lorsque les cactus meurent ils fournissent un excellent bois décoratif pour les meubles, portes...
Ile del pescado
Outre les cactus, l’île est aussi habité par les vizcachas, sorte de lapins andins de la famille des chinchillas. En outre l’ouverture récente d’un café-restaurant permet de pouvoir y déjeuner dans ce cadre extraordinaire.
Au sommet de l'ile on peut admirer au loin l'imposant volcan Tunupa et l'immensité de la plaine saline du Salar.
La colline del Pescado (Isla del pescado) s'élève  à une vingtaine de kilomètres au nord ouest d'Incahuasi. Elle est également recouverte de cactus géants.



Uyuni, la "ville" du Salar

 



Uyuni
Uyuni est la dernière ville "importante" avant la région sud-Lipez (zone désertique au sud de la Bolivie à la frontière avec le Chili). Ici, vous pourrez facilement trouver une agence pour négocier un tour en 4x4 de plusieurs jours pour visiter les merveilles de cette splendide région. Les déserts de sel et les infinités du sud-lipez s'offrent alors à vous. Il y a environ 11.000 habitants et la population est majoritairement indienne. A la sortie d'Uyuni, se trouve un site qui semble hors du temps. Un cimetière de trains où de vieilles motrices rouillent dans le désert. Il s’agit en fait de locomotives qui ont participé au transport du minerai. 



Cimetière des trains d'Uyuni


Colchani
Uyuni est la ville la plus importante près du Salar, cependant quelques petits villages bordent le Salar comme Colchani à 20 kms au nord d'Uyuni. Ce petit village d'un peu plus de 500 habitants vit essentiellement de l'exploitation du sel. Ils l'extraient par blocs (pour les animaux) ou en grain (pour la consommation humaine), à coup de pics et de pioches. Une partie est vendue, l’autre troquée contre des vivres. Un musée a pris vie il y a peu ; il comporte des explications pédagogiques quant au commerce du sel et aux caravanes de lamas, ces pratiques commerciales appartenant au passé. Un peu plus loin, au sud ouest de Colchani, l’atelier de la Cooperativa Rosario taille dans d’énormes blocs de sel des meubles et objets d’art. Un hôtel entier, fait entièrement de sel, a même été construit : le Palacio de Sal est encore un fait irréel de la région. 



Vidéos sur le Salar d'Uyuni

 

Reportage en anglais sur le salar ==> https://www.youtube.com/watch?v=aFQ2hborMa0

Cimetière des trains d'Uyuni ==>  https://www.youtube.com/watch?v=J5N59ycSkLw

 

Le Pamir, la haute montagne du Tadjikistan



Le Tadjikistan
Le Tadjikistan est un petit pays d'Asie centrale bordé au nord par le Kirghizistan, à l'est par la Chine, au sud par l'Afghanistan et à l'ouest par l'Ouzbékistan.


Il y a un peu plus de 8 millions d'habitants, la langue officielle est le tadjik mais on y parle également le russe, l'ouzbek, le kirghiz ou encore le pamiri.
Le pays est en majorité couvert de montagnes dont la moitié dépasse les 3000 mètres. A l'ouest on retrouve plaines et moyenne montagne, l'est au contraire fait place à la haute montagne : le Pamir.
L’est du Tadjikistan est aussi plus sauvage : la splendide route M41 (la Pamir Highway), l’ancienne route de la soie, plus connue sous le nom de « route du Pamir », attire tous les amateurs d’espaces infinis, de nature éblouissante et de performances solitaires. 

La Pamir highway
 
Isolement est le maître mot de ce lieu. Les villages, nichés au fond des vallées à l’ombre des hautes cimes du Pamir, restent souvent coupés du monde 10 mois de l’année. Ils voient avec bonheur arriver les voyageurs aux premiers jours du printemps. Dans cette partie du pays, quoi que vous fassiez, vous serez toujours loin des sentiers battus. Le Pamir fait partie du Gorno-Badakhchan (GBAO), province montagneuse du Tadjikistan


En venant de la capitale Douchanbé par la route M41, on accède au Pamir par la ville de Khorog (distante d'environ 600 kms).


Khorog : porte d'entrée sur le Pamir


La ville est située au pied d'une gorge profonde, à 2000 mètres d'altitude et à l'emplacement des confluents des rivières Pyanj, Gund et Shohdara juste à côté de la frontière avec l'Afghanistan. A cause de sa position dans une gorge profonde, la ville est protégée des vents forts et des baisses de températures trop fortes en hiver. L’été à Khorog est relativement chaud et sec.
Situé dans un lieu merveilleux, Khorog est le centre régional pour l’administration, les transports et l’éducation. Cette petite ville est fière de ses instituts d’enseignement parmi lesquels, l’un des établissements de l’Université d’Asie Centrale, l’université d’état de Khorog et le lycée Aga Khan.
Khorog, est une belle ville avec de grandes maisons colorées traditionnelles pamiris à la périphérie. Près de Khorog, sur une colline se situe le jardin botanique. C’est le jardin botanique les plus haut en altitude de tous les territoires de l’ancienne URSS.
La plupart des moyens de communication vers le GBAO, y compris la grande route du Pamir, traversent Khorog. Une route de terre traverse Vakhan et Alichur. Une autre route se dirige vers l’est, et parcourt la vallée de Shohdara en direction des pics Karl Marx et Engels.
 La population de la ville est de 30 000 habitants appartenant au groupe ethnique Pamiri.

        Peupliers de Khorog                                          Rue principale                                            Marché de Khorog

Le rivière Pyanj sépare Khorog de l'Afghanistan. Elle constitue d'ailleurs une longue frontière entre le Tadjikistan et l'Afghanistan. A 100 kilomètres au sud de Khorog et toujours au bord de la rivière Pyanj se trouve la petite ville d'Ishkashim, peuplée d'environ 6500 habitants.

La Pamir Highway le long de la rivière Pyanj, sur l'autre rive on est en'Afghanistan

Le marché afghan d'Ishkashim

 

La petite ville est encaissée au cœur de la chaîne du Pamir, Ishkashim surplombe la Pyanj. un petit pont relie l'Afghanistan et le Tadjikistan. Chaque samedi le point de passage est ouvert. Les Pamiris d'Echkachem, en Afghanistan, le traversent pour faire du commerce avec les Pamiris d'Ishkashim, au Tadjikistan.  Les marchands afghans de tous les environs viennent vendre leurs produits: légumes, tapis, habits, chaussures, quincaillerie...









En route vers Murghab et les plateaux du Pamir par la "Pamir Highway"

 

Remontons à Khorog et prenons la direction de Murghab, située à 300 kilomètres environ plus à l'est (en direction de la Chine). Pour atteindre Murghab, une seule solution : emprunter la Pamir Highway (M41) .

La route du Pamir est une route de haute altitude dont la tronçon central traverse un paysage typique rappelant un plateau tibétain, parfois peuplé de yourtes et de yaks. Elle fut construite par les ingénieurs de l'armée soviétique entre 1931 et 1934 pour faciliter le transport et l'approvisionnement des troupes. Des bornes kilométriques jalonnent la route qui indiquent d’un côté la distance depuis Douchanbé et de l'autre celle jusqu'à la frontière kirghize. Le centre de Khorog est au kilomètre 641, Mourgab au kilomètre 930.

De Khorog à Murghab le paysage se savoure kilomètre après kilomètre. Plusieurs villages entourés de vergers bien irrigués marquent la sortie de Khorog, avant la montée dans la vallée de Gunt dont les flancs escarpés deviennent de plus en plus spectaculaires au fur et à mesure que le vert se raréfie. Pendant des kilomètres des flèches rocheuses et des pics blancs surgissent tout à coup, composant le paysage. Par une route raboteuse on arrive alors au col de Koi-Tezek à 4272m.

Lac Yashilkul (3734m)
 Passé ce col on entre dans un autre monde. Finies les vallées encaissées et verdoyantes du Pamir occidental avec leurs petits villages. Place maintenant au plateau désertique du Pamir oriental. Pas la moindre âme qui vive à l'horizon, très peu de véhicules également si ce n'est que des camions chinois.
40 kilomètres après le col, la route amorce une descente très forte qui s'ouvre sur d'immenses étendues dénudées et deux grands lacs salés.


Avant d'arriver à Murghab, la M41 traverse un petit village : Alichur, qui se compose d'une cinquantaine de maisons de briques blanchies à la chaux et de quelques yourtes. Une petite mosquée pleine de charme, un vieux puits à poulie et un vieux terrain de basket forment le cœur du village.

Un puits à Alichur
La mosquée sunnite d'Alichur (à gauche)
Une yourte à Alichur

Des troupes de Yaks s'affairent souvent, d'aillleurs les habitants utilisent les bouses de Yak pour allumer le feu. Dans aucun des villages du Pamir il n'y a l'électricité ni l'eau courante. La plupart ont des batteries qu'ils rechargent avec des panneaux solaires et il faut aller chercher l'eau au puits. Environ 15 kilomètres après Alichur la magnifique source sacrée d'Ad-Balik ("poisson blanc") surgit au bord de la route. Il faut traverser la vallée de Madiyan avant d'arriver à Murghab 100 kilomètres plus loin.




Murghab, ville perdue



Deux kirghizes portant leur kalpak à Murghab
Ici ce ne sont pas des Tadjiks qui y vivent mais des Kirghizes, facilement reconnaissables à leur faciès typé
mongoloïde (les Tadjiks sont perses) et leurs splendides kalpaks. Le Kalpak est un chapeau de feutre blanc portant les emblèmes de leur tribu d'origine.
Murghab est la plus haute ville du Tadjikistan, elle se situe à 3620 mètres d'altitude. On y compte à peu près 4000 habitants, elle est donc la ville la plus importante du Pamir oriental.
Le climat est froid et sec , la ville semble isolée du monde. De nombreux déchets jonchent la ville et les conditions dans lesquelles vivent les habitants sont très précaires.

Vue de Murghab
Un commercant au bazar de Murghab

Des conteneurs alignés au marché de Murghab


Le lac Karakoul en passant par le col Akbaïtal

 


Camion chinois sur la M41

Clôture le long de la M41
Jusqu'à Murghab la M41 est empruntée par les camions chinois qui livrent leur marchandise jusqu'à Khorog.A Murghab ils prennent la direction du col de Qolma qui leur permet de passer en Chine.
A la sortie de Murghab, la route continue sa traversée du Pamir vers le nord jusqu'au Kirghizistan. Tout au long de la route une clôture marque la limite de l'ex empire soviétique, la frontière chinoise n'est pas loin (juste derrière les montagnes sur la photo ci-dessus de droite). 80 kilomètres plus au nord de Murghab se situe le col d'Ak-baïtal ("cheval blanc") qui culmine à 4655 mètres !!

Le col d'Ak-Baïtal (4655m)

Route du Pamir menant à Karakoul
Il se dit qu'il est facile d'y observer de la route des moutons de Marco Polo, une race de moutons à poils
longs. La région est presque entièrement inhabitée, excepté le petit village délabré mais fascinant de karakoul qui dégage une atmosphère étrange et mystérieuse. A 3914 m il est situé près d'un lac éponyme, créé par l'impact d'une météorite il y a environ 10 millions d'années. Bien que salé, le lac est gelé et couvert de neige jusqu'au mois de mai.




Village de Karakoul au bord du lac


                                            


Ci-dessus : différentes vues du lac


Il est possible de faire des randonnées et des promenades autour du lac. L’été est particulièrement agréable avec les fleurs écloses, l’air frais et les températures clémentes. Il est possible de faire le tour du lac en une bonne journée de marche et également d’y passer la nuit avec des yourtes Kazakh mises à disposition.
Durant la Deuxième Guerre mondiale, des prisonniers allemands étaient enfermés dans une prison sur une petite île isolée au centre du lac. La rumeur veut que le site était tellement reculé que les responsables n’ont appris la fin du conflit que plusieurs années plus tard et que les détenus n’ont pas survécu au froid et aux travaux forcés.

A 63 kilomètres au nord de Karakoul se trouve le poste frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, juste avant la crête du col de Kyzyl-Art (4282m) d'où brièvement offre des vues époustouflantes sur des flèches rocheuses striées de rouge, marron et vert.

Route du Pamir à la frontière du Kirghizistan
A la frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizistan, un peu plus à l'ouest de la route du Pamir culmine le Pic Lénine à 7193 mètres.

Pic Lénine (7193m)

Le Pic Lénine est le deuxième sommet du Tadjikistan, le premier étant le Pic Ismail Samani (7495m) qui se situe également dans le Pamir mais à une centaine de kilomètres au sud ouest du Pic Lénine.
Le Pic Korjenevskoï, troisième plus haut sommet du pays dépasse lui aussi les 7000 mètres avec 7105 mètres. Il se situe  dans le Pamir tout proche du Pic Ismail Samani. 


La chid, la maison pamiri



Extérieur d'une maison pamiri

  

Dans les villages du Pamir, les habitants  vivent dans la huneuni chid (maison pamiri traditionnelle). Elle ressemble à l'extérieur à un rectangle en pierre de marne, sans étage, mais à l'intérieur, tout est différent. Les hôtes sont reçus dans une vaste pièce dotée de cinq piliers et de parties surélevées bordant les quatre côtés.

 

Vue d'intérieur
Sa caractéristique la plus remarquable est le plafond en bois composé de quatre carreaux concentriques, chacun pivotant de 45° et surmonté d'une lucarne qui sert de puits de lumière. Les quatre carreaux représentent les quatre éléments (terre, eau, feu, air). L'ameublement se compose de tapis suspendus aux murs et de matelas. Des photographies, un portrait de l'Aga Khan étant souvent mis en avant, ajoutent à la décoration.
Les cinq piliers verticaux symbolisent les cinq membres de la famille de l'imam Ali (sa femme Fatima, le prophète Mahomet, et ses fils Hassan et Hussein). La place d'honneur, à côté du pilier d'Hassan (deux piliers joints) est réservée au khalifa (chef religieux du village). Les visiteurs doivent éviter de s'y installer.

Vue des poutres et du plafond

Le pilier Ali



Le tchaï et l'alimentation pamiri

 

Le thé est roi au Tadjikistan. Il est consommé un peu partout à toute heure. Le thé vert, le tchaï, est souvent préféré des Tadjiks à tout autre ; de l 'avis général, il désaltère et facilite la digestion après un plov trop riche en graisse.
Le plov
Le plov (pilaou au Tadjikistan) est une spécialité locale. Originaire d'Asie centrale, il est principalement consommé au Tadjikistan, en Ouzbékistan mais aussi en Chine par les Ouïghours. C'est un plat complet qui mélange riz, viande de mouton bouillie et grillée, oignons, carottes, et parfois raisins secs, pois chiches ou morceaux de fruits. Le tout est cuit dans une marmite appellée kazan. Comme pour la plupart des pays d'asie centrale, les repas sont servis sur un dastarkhan, une table basse où la nourriture est servie au pied des convives.

Reportages vidéos sur le Tadjikistan

 

Le Karakul au Tadjikistan ==> http://www.dailymotion.com/video/xp9n18_ces-lacs-qui-tutoient-le-ciel-le-karakul-au-tadjikistan_travel

Les routes de l'impossible : Tadjikistan, sueurs froides ==> https://www.dailymotion.com/video/x813jc3

Tadjikistan, la nouvelle route de la soie ==> https://www.youtube.com/watch?v=9bfY5dZEbmg

850 kms en vélo dans les montagnes du Pamir au Tadjikistan ==> https://www.youtube.com/watch?v=zdR0e5MZrAk